
Dimanche dernier, aux micros de Canal+, Jean-François Copé, président à l'Assemblée du groupe UMP, soulignait l'importance que devaient prendre les députés de la
majorité dans le processus des réformes. Pour lui, ces mêmes députés sont le "
remède" aux légères dissonances ministérielles entrevues récemment: "D'ailleurs, à chaque fois
qu'on n'est pas associé en amont, ça fait des couacs" résumait-il.
Heureusement, bénédiction du calendrier, curiosité du destin, les élus UMP et leur patron allaient pouvoir prouver leur solidité, leur solidarité et leur crédibilité.
En effet, le texte controversé sur les OGM entravait la marche triomphale des troupes du président.
Hier, ce projet de loi était (momentanément) rejeté suite à l'adoption surprise d'une motion de procédure déposée par le PCF (136 voix contre 135).
Stupéfaction au Palais Bourbon, la majorité qui devient minoritaire, ce n'était plus arrivé depuis 1998 et la loi sur le PACS.
Seuls 130 Umpistes sur 316 étaient présents lors du vote... Pas suffisant pour éviter un nouveau couac! Au fait, le service minimum?
Cependant, comment analyser cette défection? Copé sera-t-il tenu comme le seul responsable de la démobilisation de ces troupes? D'ailleurs, en raison du cumul de tous ses mandats et
activités, a-t-il assez de temps pour les contrôler?
En bref, chronique d'un remède qui devient le facteur aggravant d'une maladie.